La technologie ne cesse d’évoluer. De nos jours, l’espionnage ne se fait plus uniquement dans l’ombre des ambassades ou à travers des agents infiltrés. On parle également des technologies du quotidien, parfois installées dans des domiciles privés et même omniprésentes dans nos vies de tous les jours.
En France, des affaires récentes évoquées par des médias et des enquêtes judiciaires ont relancé le débat sur l’utilisation présumée d’équipements technologiques civils, notamment des antennes paraboliques, à des fins de collecte ou de transmission d’informations sensibles. Ces soupçons, qui concernent des ressortissants étrangers, rappellent une réalité désormais admise par les experts en cybersécurité : les objets technologiques ordinaires peuvent devenir des instruments stratégiques de renseignement.
Une antenne parabolique, est à l’origine conçue pour capter des signaux télévisuels ou assurer une connexion internet par satellite.
Utiliser autrement cette technologie peut servir à d’autres fins
Cet équipement numérique peut-être une arme redoutable et un moyen d’influence, si seulement il est combiné à des appareils spécifiques et à des logiciels adaptés, elle peut aussi servir à intercepter des flux de données, à relayer des communications ou à établir des liaisons discrètes avec des infrastructures situées parfois à l’étranger.
Cette habitude, tendant à avoir un contrôle et un pied en avant vis-à-vis du pays concerné, est en réalité propre aux pays développés et qui ont une avancée technologique et numérique sur les pays sous-développés.
La menace entre Etats devient de plus en plus réelle, l’on ne se contente plus uniquement, de surveiller leurs frontières physiques, mais aussi avoir un contrôle des ondes, des réseaux et des installations numériques privées susceptibles de servir de relais à des activités d’espionnage.
Que penser de certains pays Africains avec des moyens souvent peu efficaces ?
Cette réalité soulève des questions sur les pays du sud en général et le Burkina Faso en particulier, où le pays est confronté à une guerre stratégique et géostratégique. Une alternative s’impose pour la tête de l’eau et pouvoir contrôler son espace numérique
Pour une technologie souveraine et nationale
La lutte contre l’insécurité et la préservation de la souveraineté nationale ne peuvent plus se limiter aux opérations sur le terrain. Aujourd’hui, il est plus que jamais impératif de prendre en compte le développement technologique et numérique pour une divorce totale de toute dépendance extérieur.
Les États modernes doivent renforcer la régulation des outils technologiques, contrôler leur importation et leur installation, et développer des compétences locales capables de détecter des usages détournés. Pour le Burkina Faso, cela passe par une coordination accrue entre les services de sécurité, les autorités de régulation et les acteurs du numérique, mais aussi par la sensibilisation des citoyens aux enjeux liés à l’utilisation de ces technologies. La sécurité du pays se joue seulement avec les armes mais aussi avec les ondes, les réseaux et les données.
Loin de nourrir un sentiment de peur ou de passivité, mais à une prise de conscience collective.
Il appartient don au Burkina Faso de maîtriser les innovations, les encadrer et les sécuriser pour son essor dans la technologie ; car, la vigilance technologique est devenue une condition essentielle de l’indépendance et de la sécurité nationales.
Rédaction Zagla


