Alors que les réseaux sociaux continuent de transformer les usages numériques à travers le monde, une récente étude internationale met en lumière un basculement majeur des plateformes les plus performantes. Selon l’étude Social Media 2026 publiée par Metricool, TikTok, Facebook et YouTube s’imposent désormais comme les principaux moteurs de visibilité, d’engagement et de croissance, au détriment d’Instagram, LinkedIn et X (ex-Twitter), dont les performances ralentissent nettement leurs utilisations.
Un tournant global qui résonne au Burkina Faso
Au Burkina Faso, où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans l’information, le commerce en ligne et la mobilisation citoyenne, ces tendances mondiales trouvent un écho particulier. TikTok et Facebook figurent déjà parmi les plateformes les plus utilisées par les jeunes, les créateurs de contenus et les petites entreprises locales, notamment pour la promotion de produits, de services ou d’initiatives communautaires.
L’étude révèle que TikTok demeure la plateforme générant la plus forte portée moyenne et le plus haut niveau d’interactions, malgré une baisse du volume de publications. Une donnée significative dans un pays où de nombreux créateurs burkinabè misent sur des contenus courts, authentiques et souvent produits avec des moyens limités, mais capables de toucher massivement le public.
Facebook et YouTube : des leviers encore sous-exploités localement
Longtemps annoncé en déclin, Facebook connaît pourtant un rebond spectaculaire à l’échelle mondiale, avec une hausse marquée de la portée et des interactions grâce à une stratégie axée sur la vidéo
Au Burkina Faso, cette dynamique représente une opportunité pour les PME, les médias en ligne et les entrepreneurs qui utilisent déjà Facebook comme principal canal de communication.
YouTube, de son côté, confirme sa solidité sur le long format. Dans un contexte burkinabè marqué par un besoin croissant de contenus éducatifs, explicatifs et culturels, la plateforme apparaît comme un outil stratégique pour construire des communautés durables, au-delà de la simple viralité.
Instagram et LinkedIn en perte de vitesse
L’étude souligne également une baisse significative de la portée des Réels sur Instagram, ainsi qu’un ralentissement des performances sur LinkedIn, dû à une concurrence accrue et à la saturation des contenus
Une mise en garde ou un indicateur ?
. Une alerte pour les marques et institutions burkinabè qui misent fortement sur ces plateformes sans adapter leur stratégie éditoriale.
L’intelligence artificielle, un facteur de différenciation
Autre enseignement clé : l’écart se creuse entre les créateurs qui utilisent l’intelligence artificielle pour enrichir des contenus originaux et ceux qui se contentent d’une automatisation basique. Un enjeu majeur pour les créateurs africains, appelés à miser davantage sur la créativité, la profondeur et l’ancrage local pour se démarquer dans des algorithmes de plus en plus exigeants.
Vers une stratégie numérique plus adaptée aux réalités locales
Pour le Burkina Faso, ces tendances invitent à repenser les stratégies de communication digitale. Miser sur les plateformes les plus performantes, privilégier la vidéo, renforcer l’authenticité des contenus et exploiter le potentiel du long format apparaissent désormais comme des axes incontournables.
À l’heure où le numérique devient un levier essentiel de développement économique et social, la lecture des signaux envoyés par les grandes plateformes mondiales pourrait permettre aux acteurs burkinabè : créateurs, médias, entreprises et institutions, de mieux tirer parti des réseaux sociaux dans les années à venir.
Source : contact presse-Agence MARCO


