L’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans le secteur de la santé en ce début d’année 2026. Mais si les médecins reconnaissent son potentiel, beaucoup restent réservés, voire opposés, à l’usage des chatbots médicaux destinés directement aux patients.
La santé, nouveau terrain de jeu des géants de la tech
Ces dernières semaines, plusieurs annonces majeures ont marqué l’actualité technologique :
- OpenAI a lancé ChatGPT Santé aux États-Unis, un service permettant aux utilisateurs de poser des questions liées à leur santé.
- L’entreprise a également racheté une start-up spécialisée dans la création d’une mémoire médicale pour l’IA.
- Anthropic a dévoilé Claude for Healthcare, un outil conçu spécifiquement pour les professionnels de santé.
- Apple travaillerait aussi sur un agent de santé basé sur l’IA.
Autant d’initiatives qui montrent que la santé est devenue un secteur stratégique pour l’intelligence artificielle.
Une IA utile, mais pas pour remplacer le médecin
Pour de nombreux médecins, l’IA peut être un outil d’aide, mais certainement pas un remplaçant.
Même si des solutions comme ChatGPT Santé promettent de soulager les systèmes de santé saturés, plusieurs risques inquiètent les professionnels :
- Les erreurs et hallucinations de l’IA
- Des conseils médicaux imprécis ou faux, pouvant mettre les patients en danger
- Les questions de confidentialité et de protection des données médicales
Selon certains experts en cybersécurité, des données sensibles pourraient être transférées vers des plateformes ne respectant pas toujours les normes strictes de protection des informations de santé.
Aider les médecins, pas diagnostiquer les patients
Pour le Dr Nigam Shah, professeur de médecine à l’université de Stanford, le problème n’est pas l’IA, mais son mauvais usage.
Selon lui, l’intelligence artificielle devrait avant tout aider les médecins, et non donner directement des conseils aux patients.
Il travaille notamment sur ChatEHR, un outil basé sur l’IA qui permettrait aux professionnels de santé :
- d’accéder rapidement aux dossiers médicaux,
- de réduire les tâches administratives,
- et de passer plus de temps à écouter et comprendre leurs patients.
Une technologie prometteuse, mais encore en construction
L’IA peut clairement faire gagner du temps aux médecins, notamment sur les tâches répétitives et administratives.
Des outils comme Claude for Healthcare vont dans ce sens, en ciblant directement les professionnels.
Mais pour l’instant, le consensus est clair :
L’IA doit rester un assistant, pas un médecin virtuel autonome.
La technologie avance vite, mais en matière de santé, la prudence reste de mise.
Source : TechCrunch


