OpenAI a annoncé le lancement de ChatGPT Santé, une nouvelle fonctionnalité de son intelligence artificielle ChatGPT dédiée aux questions de santé et de bien-être. Une annonce qui interpelle particulièrement en Afrique, où l’accès à l’information médicale fiable reste un défi pour des millions de personnes.
Selon OpenAI, environ 230 millions d’utilisateurs dans le monde utilisent déjà ChatGPT chaque semaine pour poser des questions liées à la santé.
Un outil numérique pour mieux comprendre sa santé
ChatGPT Santé se présente comme un espace séparé dans l’application ChatGPT, entièrement dédié à la santé. L’objectif est d’aider les utilisateurs à comprendre des informations médicales souvent complexes, surtout pour ceux qui n’ont pas toujours accès facilement à un médecin.
Concrètement, l’outil peut :
- expliquer des résultats d’analyses médicales avec des mots simples ;
- résumer un compte rendu médical ou une ordonnance ;
- aider à préparer un rendez-vous chez un agent de santé ou un médecin ;
- suivre l’évolution de certains paramètres de santé dans le temps.
Dans un contexte africain, où les centres de santé sont parfois éloignés, cet outil peut servir de premier niveau d’information, notamment pour mieux dialoguer avec les professionnels de santé.
Attention : l’IA ne remplace pas le médecin
OpenAI insiste sur un point important : ChatGPT Santé ne pose pas de diagnostic et ne soigne pas. Il ne s’agit pas d’un médecin virtuel, mais d’un outil d’accompagnement et de compréhension.
Dans des pays comme le Burkina Faso, où l’automédication est encore très répandue, ce rappel est essentiel. L’IA peut aider à comprendre, mais la décision médicale doit toujours venir d’un professionnel de santé.
Données de santé : un sujet sensible en Afrique aussi
La question des données personnelles de santé se pose avec encore plus d’acuité en Afrique, où les cadres de protection sont parfois en construction.
OpenAI affirme que :
- les conversations liées à ChatGPT Santé sont sécurisées et chiffrées ;
- ces données ne servent pas à entraîner l’intelligence artificielle.
Cependant, comme toute plateforme numérique, l’entreprise peut être tenue de fournir certaines informations dans un cadre légal. Une vigilance des utilisateurs et des autorités reste donc nécessaire.
Un risque de mauvaise information
Autre limite : l’IA peut se tromper. ChatGPT génère des réponses probables, mais pas toujours exactes. En matière de santé, une mauvaise interprétation peut avoir des conséquences graves.
Des spécialistes alertent également sur le risque d’angoisse excessive, surtout chez les personnes qui consultent Internet de manière répétée pour des symptômes bénins.
Une technologie encore peu accessible localement
Pour l’instant, ChatGPT Santé est d’abord déployé aux États-Unis. Son arrivée en Afrique dépendra :
- des décisions des autorités de régulation ;
- de l’adaptation aux réalités locales ;
- et surtout de l’accès à Internet et aux smartphones, encore inégal dans plusieurs zones rurales.
Si cette technologie est bien encadrée, elle pourrait toutefois devenir un outil complémentaire intéressant pour améliorer l’accès à l’information sanitaire en Afrique, sans jamais remplacer le personnel médical.
ZAGLA


