Il y a tout juste trois ans, OpenAI dégainait ChatGPT, une révolution technologique en devenir, mise entre les mains du grand public, une machine titanesque, particulièrement gourmande en énergie et en capitaux. Si la transformation a été fulgurante, elle fait déjà planer l’ombre d’une bulle spéculative.
800 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires. 3 milliards de messages envoyés chaque jour. 29.000 réponses par seconde. Les chiffres donnent le tournis. En seulement trois ans, ChatGPT s’est imposé dans le quotidien des internautes.
Tout a commencé le 30 novembre 2022. OpenAI, une start-up méconnue, met en ligne son robot conversationnel, dans une relative discrétion. Le grand public découvre alors les capacités de ces nouveaux outils fondés sur de grands modèles de langage (LLM), capables de générer textes, mais aussi vidéos ou musiques en quelques secondes.
Une révolution industrielle
L’engouement est instantané. En cinq jours, ChatGPT atteint le million d’utilisateurs. Deux mois plus tard, en janvier 2023, l’outil séduit 100 millions d’internautes. Étudiants, entrepreneurs, artistes, salariés ou développeurs: tous se jettent sur l’outil d’IA pour accroître leur productivité.
Dans les médias, les retours sont dithyrambiques. Certains parlent de « déflagration ». D’autres comparent la révolution de l’IA à celle de la machine à vapeur ou de l’ordinateur. Et, à mesure que les internautes découvrent la capacité de générer en quelques secondes des poèmes ou des recettes grâce à ce nouvel outil, ChatGPT devient l’application la plus rapidement adoptée de l’histoire, selon une étude d’UBS, relayée par Reuters.
« En 20 ans de suivi de l’espace internet, nous n’avons pas souvenir d’une dynamique plus rapide pour une application web tout public », observent les analystes, en janvier 2023.
Depuis, ChatGPT a été détrôné par Threads, le réseau social lancé par Meta en réponse à X (ex-Twitter). Pourtant, trois ans après son lancement, le plus célèbre des chatbots continue à façonner la révolution de l’intelligence artificielle, plus que jamais en marche.
Collègue, médecin et même amant
En trois ans, OpenAI n’a plus rien à voir avec la start-up californienne de 2022. D’une simple jeune pousse à but non lucratif, la société d’IA est devenue la start-up non cotée en bourse la plus valorisée au monde.
Malgré les évolutions de sa société-mère, ChatGPT reste au coeur du business model. Le plus célèbre des chatbots satisfait plus de 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires. Et en trois ans, il a bien évolué. Ainsi en mars 2023, GPT-3.5 a laissé la place à GPT-4, une nouvelle version de la technologie d’intelligence artificielle générative dotée de meilleures capacités de raisonnement. Six mois plus tard, DALL-E, le générateur d’images d’OpenAI, est même intégré directement au chatbot.
En mai 2024, c’est GPT-4o qui fait son apparition dans la galaxie d’OpenAI. Cette fois-ci, la version est capable de parler, d’analyser du code et même de détecter les émotions de son interlocuteur. Au mois d’avril 2025, OpenAI dégaine GPT-5, son modèle d’IA le plus avancé à ce jour. Doté de meilleures capacités de raisonnement, il regroupe plusieurs modèles internes et choisit automatiquement le plus pertinent. Et ce changement majeur ne passe pas.
Car si Sam Altman présente GPT-5 comme son nouveau chef d’oeuvre, il doit faire face à la colère de certains fans, qui jugent que le nouveau modèle manque d’empathie et fait des erreurs stupides. « J’ai perdu mon seul ami », déplore ainsi un utilisateur. Face à la foudre des utilisateurs, et aux menaces de désabonnement, l’entreprise californienne revoit sa copie et réactive GPT-4o pour les utilisateurs payants.
OpenAI, derrière la start-up, beaucoup de pères fondateurs
La start-up derrière ChatGPT est fondée en décembre 2015. C’est originellement une association. Elle deviendra ensuite une entreprise à but non lucratif en mars 2019. Un groupe d’une dizaine de personnes aux profils, ambitions et rôles variés constituent le noyau de départ. Six d’entre elles se distinguent.
Sam Altman, qui est alors président de l’incubateur Y Combinator. C’est lui qui impose d’emblée sa vision long-termiste et qui mènera la première levée de fond. Il deviendra plus tard CEO d’OpenAI.
Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, est là dès le début et apporte le financement initial, plusieurs dizaines de millions de dollars. Il contribue à façonner la vision de l’entreprise à ses débuts, mais quittera le board en 2018 après un conflit et une divergence de vision.
Greg Brockman, directeur technique de Stripe, il prendra le même poste au sein d’OpenAI lors de son lancement. Il supervise l’ingénierie et les premières équipes techniques. Il attirera de nombreux talents. Il contribuera aussi à la mise en place de l’infrastructure de départ.
Ilya Sutskever est un chercheur en deep learning reconnu, il est notamment passé par Google Brain. Il devient le Chief Scientist d’OpenAI. Il est à ce titre responsable de la direction scientifique et des efforts en matière d’IA (GPT, apprentissage par renforcement, etc.).
Wojciech Zaremba, passé par l’université de New York et par Google, il est un chercheur en deep learning. Il participe essentiellement au côté recherche et est impliqué dans la robotique et les modèles de langage.
Enfin, John Schulman, qui est un expert en apprentissage par renforcement (RL), sera à la tête des travaux sur les premiers agents RL. A ce titre, il jouera un rôle essentiel dans le développement de l’algorithme PPO (Proximal Policy Optimisation, un algorithme d’apprentissage par renfocement créé par OpenAI en 2017, qui sert à entraîner un modèle à prendre les bonnes décisions. Il participe aussi activement à la création d’OpenAI Gym, devenu Gymnasium, un bibliothèque, créée par OpenAI pour entraîner, tester et comparer des algorithmes RL.
Des premières critiques
Quel que soit le modèle, ChatGPT est sur toutes les lèvres. Si l’outil a défrayé la chronique après avoir été utilisé par des étudiants pour passer des examens, la technologie est entrée dans les usages, et notamment en France. L’Hexagone se classe en sixième position des pays avec le plus grand nombre d’utilisateurs.
A tel point que certains internautes utilisent le chatbot comme un nouveau moteur de recherche. Car contrairement aux acteurs traditionnels qui fournissent une liste de liens en réponse à une requête, les IA génèrent des réponses détaillées, instantanées et sous la forme de conversations structurées. De quoi permettre aux utilisateurs de recevoir des réponses pertinentes sans nécessairement cliquer sur des liens et donc, de gagner du temps.

Surtout, son champ d’action s’est considérablement étendu. Organisateur de voyage, psychologue, médecin, décorateur d’intérieur, professeur particulier et même coach beauté ou… amant: le chatbot semble devoir exceller dans tous les domaines.
Mais cette révolution ne se fait pas sans critiques, sans ratés. Dès 2023, les internautes remarquent que ChatGPT se trompe. En effet, les réponses de l’IA contiennent régulièrement des erreurs factuelles, voire de pures inventions. Ce sont des hallucinations. En cause? Des données d’entraînement insuffisantes, des hypothèses erronées formulées par le modèle ou des biais dans les données utilisées pour entraîner le modèle. Depuis, OpenAI a, sans surprise, tenté de réduire ces hallucinations… avec un succès pas toujours flagrant…
La méthode d’entraînement des IA, dont ChatGPT, fait également débat. Plusieurs artistes ou médias accusent l’entreprise d’utiliser sans autorisation leurs contenus pour entraîner ses algorithmes. C’est par exemple le cas du New York Times, en décembre 2023.
Quand ChatGPT concurrence Google
En janvier 2024, l’entreprise finit par admettre ses torts. Dans le cadre d’une enquête de la commission des communications et du numérique de la Chambre des Lords du Royaume-Uni sur les modèles de langage, la start-up reconnaît qu’il « serait impossible d’entraîner les meilleurs modèles d’IA d’aujourd’hui sans utiliser de documents protégés par le droit d’auteur »… sans vraiment changer ses méthodes. En novembre dernier, la start-up a été reconnue coupable par la justice allemande d’avoir enfreint les droits d’auteurs de chansons outre-rhin.
Des critiques qui ne semblent pas freiner la mue d’OpenAI. Si l’entreprise souhaite toujours développer son intelligence artificielle générale (IAG), ses objectifs ont évolué… et se sont étendues. Depuis quelques mois, la pépite de Palo Alto s’est lancée dans une offensive méthodique pour s’installer à tous les étages de la tech et concurrencer les géants sur un nombre croissant de terrains.
Il y a un an, OpenAI dégainait ainsi son propre moteur de recherche, ChatGPT Search. Présent sous la forme d’un bloc de recherche intégré au sein de l’assistant, ce service produit des réponses sourcées à partir des contenus publiés en ligne. Un produit hybride à la croisée des chemins entre son chatbot et un moteur de recherche classique. Google pour ne pas le nommer.
En avril 2025, OpenAI met également un pied dans le e-commerce. Aux Etats-Unis, à partir d’une simple requête, ChatGPT affiche une sélection de dix produits à acheter ainsi que des liens vers des sites marchands. L’entreprise a lancé en novembre dernier Shopping Research, une version ultra-personnalisée de Google Shopping qui questionne l’utilisateur pour clarifier ses besoins. Le timing est tout choisi puisque l’option a été dévoilée quelques jours seulement avant le Black Friday. Elle prévoit également d’ouvrir les vannes pour l’achat directement dans la conversation avec Instant Checkout. Une dernière étape pour se passer entièrement de Google.
Des coûts gigantesques
En parallèle, OpenAI vient d’introduire les conversations de groupe sur ChatGPT. Les participants peuvent organiser ensemble leurs voyages, écrire un exposé ou discuter entre amis… tout comme ils le feraient sur des applications de messagerie, comme Whatsapp, ou sur des réseaux sociaux, comme Instagram.
Des ambitions tentaculaires, donc, aux coûts, eux-aussi, gigantesques. En effet, ces derniers mois, OpenAI a conclu une série d’accords qui l’engagent à acquérir, sur huit ans, pour 840 000 milliards de FCFA de capacités informatiques supplémentaires auprès de fabricants de puces et d’acteurs du cloud.
Le but? Obtenir la puissance de calcul dont elle a besoin pour développer son IAG et ses autres produits. Cet été, un contrat de 180 000 milliards de FCFA pour l’achat de puissance de calcul d’IA a par exemple été passé avec Oracle. D’autres milliards devraient être dépensés pour recruter des talents, qui s’arrachent à prix d’or. Autant de conditions impératives pour continuer à faire la course en tête face à ses puissants concurrents, comme le chinois Deepseek.
Le tout, alors que l’entreprise essuie encore plusieurs milliards de pertes par an. OpenAI s’apprête à brûler 5 100 milliards de FCFA cette année. C’est 3,5 fois le montant de l’an passé. Et, si la société devrait générer 7 800 milliards de FCFA cette année, essentiellement grâce à la vente de ses interfaces de programmation (API), elle n’entend pas gagner d’argent avant 2029. Il est donc urgent de trouver des financements, et OpenAI a commencé à s’y atteler.
A la recherche d’investisseurs
En avril, la start-up a annoncé vouloir sécuriser 24 000 milliards de FCFA de financements en 2025. Le géant japonais Softbank doit en apporter 30, tandis que le reste devait provenir d’acteurs du capital-risque en plusieurs tranches. Une première levée de fonds, de 1 500 milliards de FCFA, a été bouclée en avril. Le 1er août, un autre tour de table de 4 980 milliards de FCFA est bouclé. De quoi valoriser le père de ChatGPT à 180 000 milliards de FCFA. Surtout, OpenAI a levé plus que prévu, et avec cinq mois d’avance.
Le 28 octobre dernier, la start-up et Microsoft, qui entretiennent des liens depuis 2016, ont passé un nouvel accord historique. Le deuxième détient désormais 27% du capital de la société à l’origine de ChatGPT.
Un arrangement qui permet à OpenAI, après plusieurs mois de bataille juridique et de négociations, d’achever sa transformation et de passer d’une entreprise à but non lucratif à une « entreprise d’utilité publique », l’équivalent d’une entreprise à missions en France. Cette restructuration lui permet de fonctionner comme une société plus classique afin de lever les milliards de dollars nécessaires au développement de ses produits d’intelligence artificielle.
Un premier pas avant une potentielle introduction en bourse. Cette opération, qui serait l’une des plus grandes IPO de l’histoire, n’aura probablement pas lieu avant 2027. Mais elle pourrait attirer de nombreux investisseurs. C’est déjà le cas de Nvidia qui a promis, en septembre dernier, une mise de 100 milliards de dollars dans la pépite de Sam Altman.
Abonnements, pub et hardware
OpenAI espère également augmenter son nombre d’abonnés payants. Gratuit à ses débuts, ChatGPT se décline désormais en abonnements payants. L’outil franchit un premier palier en février 2023 proposant un abonnement à une vingtaine d’euros. Depuis, il existe des offres pour tous les budgets, entre 23 et 229 euros, selon la formule. Une offre pour les entreprises est également disponible. OpenAI espère ainsi passer de 20 millions d’abonnements payants… à 220 millions d’ici 2030. Un projet ambitieux.
Plus réaliste, la start-up prévoit le déploiement de publicités au sein de ChatGPT à partir de l’an prochain. Elle envisage également d’accélérer la monétisation de ses produits et services, de miser sur l’e-commerce et surtout, de chercher de nouveaux financements auprès de grandes entreprises.
La société a donc commencé à nouer plusieurs partenariats avec Booking, Spotify ou encore Uber pour permettre aux internautes d’interagir avec ces applications sans sortir de ChatGPT. Des sociétés qui devront donc créer des applications adaptées à leur intégration dans le chatbot. De quoi créer une nouvelle ligne de revenus supplémentaire plus que bienvenue, et faire un pas de plus vers un ChatGPT qui devient un sorte de système d’exploitation.
De nouveaux produits ont également été lancés. En octobre dernier, ChatGPT Atlas, un navigateur web dopé à l’IA capable d’effectuer des tâches de manière autonome, grâce à des agents, fait son apparition. Ce nouveau-né est, là-encore, capable de contester la suprématie de Google, même si son moteur est Chromium, la version open source de Chrome. Le 30 septembre Sora 2, l’application capable de générer des vidéos grâce à son nouveau modèle d’IA, vient s’attaquer à Meta, Tiktok et consort.
Elle est aussi rapidement adulée… que critiquée. En quelques heures, des Bob l’éponge déguisés en Hitler ont envahi les réseaux sociaux. D’autres scènes de Mario et Goku se serrant la main ou de Martin Luther King dans des situations « irrespectueuses » ont fait le tour d’internet. Des personnages, encore une fois protégés par le droit d’auteur ou le respect dû aux personnes publiques, mortes, qui plus est. Malgré les garde-fous annoncés par Sam Altman, la polémique persiste. Mais qu’importe. L’entrepreneur espère simplement gagner de l’argent avec la production de vidéos. Si ce n’est pas forcément le cas, le flux de vidéos générées par l’outil ébranle un peu plus les cloisons fines entre réalité et invention, entre information et mensonge.
En dehors du software, OpenAI place des pions dans le hardware. En mai dernier, l’entreprise de Sam Altman a lâché 6,4 milliards de dollars pour s’offrir IO, la start-up de Jon Ive, designer de l’iPhone. Tous deux tentent de lancer un appareil capable de remplacer le smartphone.
Le risque d’une bulle spéculative
Mais cette frénésie autour d’OpenAI, et plus globalement de l’IA, inquiète certains observateurs. Entre la hausse rapide du prix des actifs, l’optimisme exagéré sur les perspectives de croissance, et les financements abondants: tout concorde vers l’apparition d’une bulle spéculative.
Pire, vendredi 21 novembre, les bourses américaines ont clôturé en forte baisse. L’action de Nvidia, dont les puces équipent les centres de données, désormais baptisés AI factories (pour usines à IA) où sont entraînés les modèles d’IA, a perdu plus de 10 % depuis fin octobre. Idem pour le fondeur taïwanais TSMC ou pour le néerlandais ASML. De quoi suggérer que la bulle autour de l’IA ces derniers mois pourrait être en train d’éclater.
« Les investisseurs en IA sont actuellement surexcités. Si la bulle éclate, tout le monde subira des pertes importantes », reconnaissait déjà Sam Altman en août dernier. Ce qui ne l’a pas empêché d’officialiser une levée de fonds un mois plus tard qui propulsait la valorisation d’OpenAI à 500 milliards de dollars.
Si l’entrepreneur semble peu s’inquiéter d’une potentielle bulle spéculative, la vraie crainte pourrait se trouver du côté de la loi. En effet, fin août, une première famille a accusé ChatGPT d’avoir incité leur fils de 16 ans, Adam Raine, à se suicider. Il qualifie le chatbot de produit « défectueux et intrinsèquement dangereux », et porte plainte.
Dans le document, les parents reprochent à OpenAI d’avoir assoupli ses règles pour les discussions autour du suicide, quelques mois avant que leur fils ne se donne la mort. Ils estiment que des modifications apportées en mai 2025 à l’algorithme ont affaibli les protections anti-suicide pour les utilisateurs. Pire encore, ils avancent que ces changements ont été apportés dans le cadre d’une démarche plus large pour inciter les internautes à rester connectés à ChatGPT.
Pression législative
Sept nouvelles familles ont depuis porté plainte contre l’entreprise. Déposées au nom de six adultes et d’un adolescent, elles portent sur des allégations de mort injustifiée, de suicide assisté, d’homicide involontaire et de négligence.
Les procédures judiciaires s’accumulent. Les spécialistes, eux, s’interrogent. Les IA conversationnelles présentent-elles un risque d’addiction affective dangereux pour les personnes fragiles, voire le grand public? D’évidence, le filet de sécurité de ChatGPT comporte de sérieux accrocs. Pire, l’entraînement de l’IA elle-même est en cause.
Car ChatGPT a été développé pour encourager l’utilisateur dans ses démarches et ne pas le contredire. Afin de maximiser les chances que les utilisateurs restent connectés, l’IA ne doit jamais vraiment se montrer cinglante ou désagréable. Une fâcheuse tendance à la flatterie et à la complaisance au point d’encourager certains internautes dans leurs travers. Comme le révèle une enquête de Tech&Co, l’outil vient par exemple renforcer, voire créer certains complexes chez les utilisateurs en quête de conseils beauté.
OpenAI a bien tenté de mettre en place des gardes-fous pour mieux protéger les utilisateurs en situation de détresse émotionnelle ou mentale et les jeunes, dont un contrôle parental. Mais ils peinent à convaincre.
Face à ces événements, la Federal Trade Commission (FTC), le gendarme du commerce américain, a ouvert le 11 septembre dernier une enquête autour des chatbots donnant des conseils psychologiques.
Entre ces inquiétudes sociétales, la course à la puissance de calcul (et à l’énergie) et les impératifs de rentabilités, OpenAI marche sur un fil. La question n’est donc plus de savoir si ChatGPT façonnera l’avenir, mais à quel prix. Et surtout, qui parviendra encore à en garder le contrôle.
Source: BFM


